Attention : une publicité Facebook sur les avis de décès cache une arnaque informatique
Attention aux publicités Facebook sur les avis de décès. Certaines redirigent vers une arnaque informatique avec de fausses…
Un ScamJob utilisant la marque OpenAI pour piéger des citoyens via les réseaux sociaux. Décryptage simple du fonctionnement, des promesses et des réflexes à adopter.

Les arnaques à l’emploi en ligne ne ciblent plus uniquement les personnes peu à l’aise avec le numérique. Elles s’adressent aujourd’hui à un public beaucoup plus large, actif sur les réseaux sociaux, à la recherche d’un revenu complémentaire ou simplement curieux face à une opportunité présentée comme simple et moderne.
Dans ce contexte, certaines arnaques vont jusqu’à usurper le nom de grandes entreprises technologiques, comme OpenAI, afin d’inspirer confiance et de réduire la méfiance dès les premiers échanges.
Cet article explique, de manière volontairement accessible, comment fonctionne ce type de ScamJob, quelles promesses sont faites et pourquoi il est important de rester vigilant.
Le premier contact se fait presque toujours via un réseau social ou une messagerie privée. Il peut s’agir de Telegram, WhatsApp ou parfois Facebook Messenger.
Le message est généralement court, poli et rassurant. La personne se présente comme un recruteur ou un intermédiaire et propose une activité simple, réalisable à distance, sans compétence particulière.
Le profil affiché est souvent soigné, parfois féminin, avec une photo professionnelle. L’objectif est de donner une impression de sérieux et de normalité.
Le discours est presque toujours le même, quelle que soit la plateforme utilisée.
On vous promet :
Dans certains cas, on parle de micro-tâches, d’évaluations, de validation de contenus ou d’actions liées à des plateformes connues. Tout est formulé de manière vague, sans description précise du travail réel.
Pour rassurer davantage, les fraudeurs évoquent une collaboration avec une grande entreprise technologique. Dans le cas analysé, la marque OpenAI est utilisée dans le nom de domaine, dans l’interface du site et dans le discours.
Cette association est totalement fictive, mais elle joue un rôle clé. Beaucoup de personnes connaissent le nom sans en maîtriser les détails, ce qui suffit à créer un sentiment de légitimité.
Un site web est alors présenté comme une plateforme officielle ou partenaire. L’apparence est travaillée, le design soigné, et une page de connexion invite à créer un compte.
Lorsque des questions précises sont posées, notamment sur la légalité ou sur le lien réel avec l’entreprise citée, le discours change.
Les réponses deviennent évasives. On minimise les doutes, on insiste sur le fait que tout le monde gagne de l’argent, on évoque des expériences positives d’autres utilisateurs. Parfois, un argument émotionnel est utilisé, comme la situation personnelle de l’interlocuteur.
L’objectif est simple : éviter toute vérification et maintenir l’échange.
Ce type de ScamJob fonctionne parce qu’il repose sur plusieurs leviers psychologiques très efficaces :
Même des personnes prudentes peuvent se laisser convaincre si le message arrive au bon moment.
Dans le cas analysé, l’ensemble des échanges et éléments techniques a été conservé. Des captures d’écran horodatées ont permis de documenter le fonctionnement de l’arnaque et d’effectuer un signalement officiel.
En Belgique, ce type de situation peut être signalé via Safeonweb.be, la plateforme du Centre pour la Cybersécurité Belgique. Ce signalement permet une analyse technique et, si nécessaire, le blocage du site frauduleux.
Une opportunité d’emploi sérieuse ne repose jamais sur :
Avant toute démarche, il est essentiel de prendre le temps de vérifier, de demander des informations claires et, en cas de doute, de ne pas poursuivre la discussion.
Les ScamJobs modernes sont de plus en plus sophistiqués. Ils utilisent des codes professionnels, des marques connues et des discours bien rodés pour piéger des citoyens ordinaires.
Face à ce type de tentative, la meilleure réponse reste la vigilance, la documentation et le signalement. Informer, comprendre et partager ces mécanismes permet de réduire l’impact de ces arnaques et de protéger les autres.
Article rédigé par Olivier Wilhelmus le 1 janvier 2026,
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